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samedi 5 janvier 2008

Ola Podrida

En guise de premier billet de 2008 j'ai choisi de revenir sur un des albums qui est parvenu à se hisser dans mon top 11 de l'année 2007 et dont je n'ai encore jamais parlé. Ola Podrida est un projet musical mené par David Wingo, jusqu'ici plus connu pour son travail en tant que créateur de bandes originales pour films indépendants américains. Il a ainsi entre autres composé la musique de Snow Angels, Guatemalan Handshake ou encore All the Real Girls, tous réalisés par David Gordon Green. Oui, moi non plus. Quoiqu'il en soit cet américain a sorti en toute discrétion mon album de folk délicate préféré de l'année dernière. Sorti en mai, ce n'est que fin novembre à l'heure ou les sites spécialisés commençaient déjà à compiler leurs listes de fin d'année que j'ai découvert sa musique. Coup de foudre immédiat et bienvenu après la légère déception que fut pour moi le dernier Iron&Wine (avec qui les comparaisons sont inévitables).

David Wingo et sa bande s'exposent donc avec ce premier album éponyme pour la première fois au premier plan. Plus question d'accompagner les images d'un autre, la musique est maintenant l'unique centre d'intérêt. Le cinéma n'est pourtant jamais très loin car ils lui empruntent quelques techniques de narration. Tous les titres de cet album sont de véritables petites histoires dans lesquelles Wingo aime planter le décor ("The car crashed, everybody was OK"), décrire l'ambiance ("Dogs sleeping out in the yard, cats upon the roof"), créer des scènes d'action (le personnage de "Cindy" qui s'engoufre dans un bâtiment en flammes par exemple) et ménager des rebondissements mélodiques. Il accompagne son chant murmuré d'orchestrations discrètes à la guitare sèche. Ola Podrida est un groupe mais la plupart des titres restent pourtant dans un registre très dépouillé où le seul autre instrument est un tambourin ou une maracasse donnant le rythme. En tendant l'oreille on découvre pourtant d'autres instruments subtilement amenés. Une deuxième guitare qui s'entremêle, une troisième, quelques notes de piano ou d'orgue, une flute traversière, qui parviennent tous à se faire oublier au profit de l'ensemble. Certains morceaux comme "Lost and Found" ou "Jordanna" n'hésitent pourtant pas à rompre la quiétude qui s'était installée. La machine s'emballe et David Wingo s'époumone légèrement offrant ainsi à l'auditeur une diversité bienvenue, rendant la quiétude à suivre d'autant plus agréable. Avec de telles qualités, ils sont les bienvenus pour réaliser la B.O. de ma vie quand ils veulent.


Myspace - Insound


Ola Podrida - The New Science

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Ola Podrida - Jordanna

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1 commentaire:

Anonyme a dit…

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